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Nom du blog :
lom2stjean
Description du blog :
Mes poèmes, mes histoires pour enfants, différents écrits et quelques peintures.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.09.2007
Dernière mise à jour :
28.04.2009

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L'Homme de Saint-Jean

Publié le 27/09/2007 à 12:00 par lom2stjean
L'Homme de Saint-Jean
Merci à http://pussycatdreams.centerblog.net/ pour les illustrations

ATTENTION! DROITS D'AUTEUR PROTEGES PAR COPYRIGHT FRANCE

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CRITIQUES

Lisabuzz.com parle de L'homme de Saint jean :
N 'y allons pas par quatre chemins, L'homme de Saint jean est proprement hallucinant. D un point de vue esthétique, ce blog est soigné, propre et d'un gout très sûr. D'un point de vue littéraire, il mériterait l'équivalent du prix Goncourt du Web. Chaque matin, je brûle de lire les textes splendides de Danitza. Ca donne véritablement envie de rencontrer Danitza...
http://blog.lisabuzz.com
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L’HOMME DE SAINT-JEAN


«De vos mains grossières, parmi les poussières, écrivez SORCIERES, ABRACADABRA ! » avait écrit le vieux Victor.

Et si ce mot magique pouvait tout effacer, murmura-t-elle …

Elle se souvenait avoir lu qu’autrefois on se suspendait autour du cou un parchemin vierge, sur lequel les lettres du mot ABRACADABRA étaient disposées de façon à former un triangle à l’envers, afin de diriger vers le bas les énergies maléfiques venues du haut.

N’était-t-il pas écrit également que celui qui prononçait ce mot risquait de rencontrer le Diable ? Mais le Diable elle l’avait déjà rencontré !

Elle jeta un regard vers la pendule : Six heures trente … Elle était levée depuis longtemps, son sommeil agité avait été interrompu par les éclats du tonnerre.

Elle appuya ses doigts sur ses paupières pour faire disparaître l’image qui trop souvent revenait. Elle se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit en grand, laissant le vent de janvier cingler de sa pluie glacée son visage.

Immobile, front relevé, elle espérait que la pluie élimine à jamais ce qu’elle appelait l’empreinte du Diable.

Elle se détourna de la fenêtre et se prépara un bol de café au lait. Après avoir avalé une tartine, elle se fit couler un bain très chaud.










CHAPITRE II

Publié le 07/10/2007 à 12:00 par lom2stjean
CHAPITRE II
Planté devant son miroir, le docteur VIALIN était satisfait du reflet qui lui était renvoyé.

A 46 ans, il n’avait rien perdu de sa séduction, au contraire, les fils argentés qui couraient le long de ses tempes, mettaient en valeur son regard, qu’il savait rendre si tendre …




Il était conscient de l’effet qu’il exerçait sur les femmes, chirurgien plasticien, il mettait un point d’honneur à refuser toute liaison avec ses patientes. C’était contraire à sa déontologie.

Il avait souvent résisté aux avances de certaines d’entre elles, et cela n’avait pas toujours été facile.

********


Une fois de plus, Gill écoutait le message d’adieu de Marion, et il ne comprenait toujours pas. Deux ans auparavant, il l’avait rencontrée, et trois mois plus tard, ils vivaient un grand amour.

Vétérinaire à Toulon, il avait immédiatement été séduit, lorsqu’elle était apparue, bouleversée, tenant dans ses bras cette petite chienne noire, blessée, trouvée agonisante sur le bord du trottoir, non loin de son cabinet, rue Ste Claire Deville.

Il l’avait sortie d’affaire, et jour après jour, son amitié pour Marion avait fait place à des sentiments plus profonds.

C’est vrai qu’il ne savait pas grand-chose d’elle, mais ne lui avait-il pas dit, le jour où elle avait voulu se dévoiler, que ce qu’elle avait fait ou ce qu’elle avait été avant leur rencontre devait rester son secret à elle ; il l’avait prise dans ses bras et l’avait embrassée tendrement.






Chapitre III

Publié le 07/10/2007 à 12:00 par lom2stjean
Chapitre III
L’orage ne cessait pas, ses souvenirs la hantaient …

Elle a quatre ans, sa maman la prend et l’enveloppe dans une couverture, pour l’emmener une fois de plus voir ce monsieur qui lui fait si peur !!!





« Il sait guérir, lui dit sa maman …



L’homme de Saint-Jean, comme les gens l’appellent, a des yeux noirs et perçants, les pommettes hautes, le menton carré, les lèvres charnues, des dents de loup, les cheveux bruns attachés par un catogan, des épaules larges, des cuissardes recouvrent son pantalon de cuir,

« Le Diable doit lui ressembler se dit-elle,

C’est à ce moment précis qu’elle décide de le surnommer en secret « Saint Jean du Diable ».

L’homme plante ses yeux sur la petite fille, puis avec ses mains, fait un cercle sur son front, souffle 3 fois, il sort un œuf, l’ouvre, jette le blanc en laissant le jaune dans la coque, la petite fille doit uriner dans l’œuf, que l’homme place alors dans une caisse de cendres.

Il a promis à maman que, si elle fait ce cérémonial les nuits de pleine lune, durant 3ans, la petite fille serait guérie …

Elle cligne des yeux pour chasser ces images. Il ne faut pas que le cauchemar recommence, il ne faut pas que Saint Jean du Diable revienne…

Les larmes rougissent ses yeux, il ne faut pas pleurer, quand il y a enflure des yeux, avait dit l’homme, seul un morceau de chair fraîchement tuée peut la soulager.
« NON murmure-t-elle NON !!!

Elle cligne à nouveau des paupières, puis décroche le téléphone …



CHAPITRE IV

Publié le 07/10/2007 à 12:00 par lom2stjean
CHAPITRE IV
Le docteur Vialin roulait en direction de la Clinique « Les Mimosas »

Si son ami Ronet avait demandé à le rencontrer, c’est qu’il devait avoir une bonne raison, il ne lui avait pas caché le caractère urgent de son appel.


Il aimait bien Paul Ronet, ils avaient fait leur médecine ensemble et chacun s’était spécialisé : Paul en psychiatrie, lui, en chirurgie.

Vialin n’avait jamais montré de rancune envers Paul qui avait épousé Catherine.

A l’inverse du docteur Vialin, Paul Ronet était un petit homme rond et sécurisant, il reflétait la générosité, et Catherine n’avait jamais regretté le choix qu’elle avait fait 15 ans plus tôt.

La clinique des Mimosas était située à l’entrée de Collobrières, jolie commune des Alpes Maritimes.

En entrant dans Bormes-les-Mimosas, il n’y avait plus que 4 kilomètres à parcourir avant d’apercevoir la grande grille blanche en fer forgé de la clinique noyée dans le mimosa.

L’hiver, particulièrement clément cette année, permettrait aux jolies perles jaunes d’embaumer la campagne très bientôt.

Il jeta un regard du côté de Saint-Pons, et se souvint des caresses échangées avec Catherine quelques années auparavant aux pieds de cette charmante église du XIème siècle.

Rien n’avait changé, il lui semblait entendre Catherine lui murmurer combien elle l’aimait, qu’il était sa raison d’être, il ressentait encore cette brûlure à la poitrine qui lui prenait dès qu’il l’apercevait. Leur destin ne devait jamais les séparer …

Après avoir franchi les grandes grilles, le 4X4 s’immobilisa au bas de l’escalier de pierre.

Le docteur Vialin balaya du regard cet endroit familier et s’attarda au pied du vieux cyprès, tout près du grand bassin.

Paul Ronet avait entendu la voiture crisser sur le gravier, il venait au devant de Vialin.

Ils montèrent dans le bureau et s’assirent autour de la table basse.

Gill fit entrer le client suivant et constata qu’il n’y avait pas foule dans la salle d’attente.

Le dernier client parti, il se mit à réfléchir aux jours qui avaient précédé le départ de Marion et il dut reconnaître que depuis plusieurs semaines, elle n’était plus tout à fait la même.

Il se souvint du soir où, venant de rentrer, il eut l’impression qu’elle ne le voyait pas : assise sur le rocking-chair, elle se balançait en regardant nulle part et chantonnait avec une voix haut perchée, qu’il ne lui connaissait pas.

L’apercevant enfin, elle se jeta dans ses bras, et pleura doucement.

La vie avait repris son cours et Marion ne parla jamais de ce soir là.


Assise, droite, sur son coussin rond, jambes croisées, genoux au sol, yeux mi-clos, souffle lent et profond, Catherine prenait conscience de ses énergies.

Elle alternait fantasme et réalité nue, intuitions fulgurantes et vide intérieur, qui se répandaient en elle, comme des ondes calmes.

Amoureuse du Japon, elle y avait effectué plusieurs voyages et, progressivement, avait étudié le Bouddhisme, pour s’y ouvrir, sans toutefois adhérer à la secte chinoise « TCH’AN », mais le mode de pensée et de méditation du ZEN était devenu sien.

Après un difficile apprentissage, elle maîtrisait assez bien l’expérience de l’illumination intérieure, étape espérée dans la recherche du vécu pur.


Le bruit de la porte et des pas dans l’escalier, la firent sortir de sa méditation.

Il lui semblait reconnaître la voix de VIALIN.

Elle se mit debout, releva une mèche tombée sur son front et se dirigea vers le bureau…





CHAPITRE V

Publié le 08/10/2007 à 12:00 par lom2stjean
CHAPITRE V
Seule, dans la maison de son enfance, elle se sentait plus forte pour préparer sa vengeance. L’instant tant attendu n’était pas loin.

Le cœur serré, elle porte l’écouteur à son oreille …

Allo ?

L’homme répondait … Il était là, elle avait, malgré elle, espéré un instant qu’il serait absent.

Seul, son souffle pouvait être perceptible …

- Allo ? Allo ?

Toujours pas de réponse, mais la respiration était plus rapide. Il attendit encore, et sans un mot raccrocha l’appareil.

Le combiné à la main, elle était perturbée, avait imaginé un autre scénario, elle s’en voulait d’être aussi émotive, mais quoi qu’il en soit elle irait jusqu’au bout…


A la Gendarmerie de COLLOBRIERES, le Major DUSEL, officier de police judiciaire, se trouvait une nouvelle fois devant un meurtre à élucider.

Les blessures que la jeune femme portait derrière la tête, au bas du cuir chevelu, lui rappelaient les deux affaires précédentes.


Le meurtrier, NONO, un marginal, qui vivait dans une caravane, sur un terrain éloigné du village, purgeait une peine pour ces deux meurtres. Compte tenu de sa fragilité mentale, les jurés lui avaient accordé le bénéfice des circonstances atténuantes.

Le Major DUSEL n’était pas encore affecté à COLLOBRIERES lorsque le premier meurtre eut lieu, un peu plus de 14 ans auparavant.


Lise BOUDET, jolie jeune femme brune, peu farouche, avait été retrouvée, la tête recouverte d’un sac de plastique, immergée dans le bassin de la Villa Blanche, à l’entrée de COLLOBRIERES.

Lorsqu’elle fut retirée de l’eau, les enquêteurs remarquèrent qu’en dehors de cette curieuse plaie sur la joue gauche, elle portait également des morsures derrière la tête, au bas du cuir chevelu.

Le coupable ne fut pas identifié.

Quelques années plus tard, Nono, le braconnier fut aperçu par Patrice, propriétaire de la Villa Blanche, alors qu’il courait à perdre haleine, comme si le Diable était à ses trousse : il sortait tout droit de la Villa….

Ce fut ce jour là que Patrice retira du bassin le corps d’une belle jeune fille brune. Elle portait des morsures sur la nuque, au bas du cuir chevelu, et une étrange brûlure à la joue gauche sa tête était également recouverte d’un sac de plastique.. Le Major DUSEL mena l’enquête.

Ce fût grâce au témoignage de Patrice que Nono fut arrêté…




CHAPITRE VI

Publié le 11/10/2007 à 12:00 par lom2stjean
Gill prêta l’oreille aux paroles de la journaliste, qui annonçait la découverte du corps d’une jeune femme dans le bassin d’une clinique de COLLOBRIERES.

Il se rappela que Marion avait une amie dans cette ville.


Elles avaient pratiqué le Zen ensemble. Si Marion s’en était éloignée peu à peu, Catherine, son amie, en était devenue une adepte convaincue.

Il regretta soudain de ne pas avoir été plus curieux sur le passé de Marion.

La journaliste poursuivait :

« Il s’agit d’une jeune femme d’environ 30 ans, elle porte à la joue gauche une blessure, qui ressemble à une brûlure, et des plaies au niveau de la nuque.
La similitude avec les deux autres crimes de jeunes femmes découvertes au même endroit voici quelques années est troublante. Il est précisé par ailleurs que le meurtrier purge actuellement sa peine dans la prisode DRAGUIGNAN.

Un étau enserra la poitrine de Gill.

*********

Paul RONET expliquait au Major DUSEL comment il avait découvert le corps sans vie de la jeune femme, très tôt ce matin dans sa propriété.

.Cela faisait un peu plus de six ans qu’il avait fait l’acquisition de cette villa pour en faire sa clinique. Il aimait flâner dans son parc, hiver comme été, le matin avant de prendre son petit déjeuner.

A cette heure matinale, le parc est à lui seul. Il peut profiter du moindre arbuste, du plus petit craquement de branche et savourer la fraîcheur du matin avant que les patients n’investissent cet espace.


Il avait vu une forme près du bassin. S’approchant, il s’aperçut qu’une femme gisait la tête dans l’eau, il la tira en dehors, et vit avec horreur que sa tête était recouverte d’un sac de plastique.


C’est alors qu’il appela la gendarmerie et son ami VIALIN.


********

La maison de son enfance avait été le seul refuge à sa sortie de clinique.

Assise, elle parcourait des yeux cet endroit, qui faisait remonter en elle tant de souvenirs douloureux et d’angoisses. Elle redevenait petite fille …

La chambre que son papa avait décorée d’une tapisserie bleue à petits pois blancs était restée la même, elle lui paraissait tout de même plus petite aujourd’hui.


Elle courait vers son passé et essayait de revoir son père, son sourire, ses yeux, sa voix … Le souvenir était flou.

Elle se souvenait pourtant de ses absences répétées, elle avait entendu dire par sa maman qu’il se rendait à l’hôpital.

Ses absences étaient de plus en plus fréquentes, et son papa de plus en plus maigre.

Et puis un jour papa n’est plus revenu…


« Les médecins ont été impuissants », entendait-elle dire sans comprendre ce que cela signifiait. Elle n’avait pas quatre ans, mais elle savait, au poids qui étreignait sa poitrine que son papa lui manquerait longtemps.

Petit à petit, maman n’a plus cru aux médecins, et s’est mise à trembler devant le moindre rhume ou accès de fièvre de sa petite fille.

Les larmes embuaient ses yeux en revoyant sa maman si fragile, si vulnérable, maintenant que papa n’était plus là.

Puis il y eu cette nuit au cours de laquelle maman entendit sa petite fille tousser, suffoquer, étouffer …

Ce fut sa première crise d’asthme, elle ne dura pas, mais il y en eut d’autres.


Maman avait entendu parler d’un homme qui guérissait les maladies par les plantes et les prières.

Elle lui amena sa petite fille.

Saint Jean du Diable surgissait dans sa vie, ce fut le début d’un affreux cauchemar, qui se prolongea, et dont elle s’efforçait aujourd’hui de chasser le souvenir.

********


CHAPITRE VII

Publié le 11/10/2007 à 12:00 par lom2stjean
Il était très tard, lorsque Paul Ronet rentra enfin chez lui …



VIALIN l’attendait. Paul lui fit le récit de ces dernières heures, et chercha Catherine du regard.

Le Major DUSEL avait la conviction que le même fil conducteur liait les trois affaires.

Pourtant l’homme avait avoué les deux premiers crimes, il était en prison depuis 7 ans, il n’avait donc pas pu commettre le dernier.

Le Major n’avait jamais été convaincu de la culpabilité de NONO, qui avait donné des réponses maladroites aux questions posées concernant les blessures trouvées sur les deux victimes, mais il fallait bien un coupable, et il avait avoué.

Comme pour les deux premières victimes, il ne fut retrouvé aucun papier, ni sac à main, mais dans le sac de plastique qui couvrait la tête de la jeune femme, une carte de visite déchirée, sur le morceau restant, le Major DUSEL put lire quelques lettres : RMILES-ON-AR….

********

Le Docteur VIALIN regarda sa montre, il était 23 heures, il roulait en direction de TOULON, et il était contrarié à l’idée que son ami puisse être inquiété ; il réfléchissait et s’entendit parler à voix haute.



« Les deux autres femmes ont été retrouvées, alors qu’il n’habitait pas encore Les Mimosas. Les gendarmes écarteront très vite l’idée que Paul puisse être mêlé à ces crimes ».

Plongé dans ses réflexions, il ne vit pas le camion qui venait en sens inverse. Le visage de sa mère, auréolé de cheveux bruns surgit devant ses yeux et il sombra dans un trou noir…

*****

Assis devant la cheminée, l’homme scrutait les flammes qui l’aidaient à revivre les années d’autrefois.

Tant d’années s’étaient écoulées depuis ce soir là …

JULIETTE… murmura-t-il.

Il la revoyait telle qu’elle lui était apparue ce soir là avec sa petite fille dans les bras, il l’entendait encore….

« Sauvez la… je vous en supplie …

La petite fille se mourrait.

Dès la première séance, la fillette se sentit mieux.

La jeune femme voua immédiatement à celui que les gens appelaient « L’homme de Saint Jean » une reconnaissance et une admiration infinies.

Il y eut d’autres crises et d’autres visites.

Nul ne se rappelait l’année exacte de l’arrivée d’Esteban MORALES. Il venait tout droit de son pays basque et en intriguait plus d’un.

Il ne ressemblait à personne, mystérieux et sauvage, les femmes se mirent à le rêver.

On oublia son nom et il devint tout naturellement l’Homme de Saint Jean.

****

Cette époque bien qu'éloignée, lui paraissait pourtant très proche ! Elle revoyait les femmes du village recluses dans leur maison à cause de leurs nombreux enfants, sans divertissements comme Madame Bigeot qui avait pour passe-temps préféré les histoires et les commérages entre voisines. cela la distrayait .

Ce n'était pas tellement méchant, mais les femmes se tiraillaient pour toutes sortes de raisons...

Un dimanche alors que tout le monde était à la messe ,madame Bigeot décida d'aller cueillir des champignons. En cette saison plutôt humide, les champignons poussent en abondance . Elle passa sous une clôture où les champignons semblaient plus gros qu'ailleurs, secrètement, elle espérait rencontrer Esteban Mouralès.

Madame Langlas a qui les histoires entre voisins ne déplaisaient pas, la vit , sortit aussitôt et s'interpella haut et fort:

- Que fais-tu là ?
- Je suis venue cueillir des Champignons
- Vas-t-en ils ne sont pas à toi !
- Ils sont à tout le monde !
- C'est du vol ça ! Et Tu es une sale voleuse !

Madame Langlas l'invita dans des termes pas très "Catholiques" à aller au Diable !

L'histoire ne s'arrêta pas là :

Une voix s'éleva qui les fit se retourner

"vous m'avez appelé mesdames ?"

Elles se retournèrent et furent horrifiées !!!!

Un être horrible qui ressemblait au Diable se tenait derrière elles prêt à les empoigner. Elles reculèrent, se serrant l'une contre l'autre, et sentirent deux bras les tirer fermement en arrière !

Esteban était là ... arrivé sans bruit ...

Il fixa de ses yeux perçants la créature, les deux femmes ne comprirent pas les paroles qu'il prononça à l'encontre de ce démon, mais celui-ci disparu dans un nuage de cendres ... elles n'en crurent pas leurs yeux ..

On avait souvent vu Esteban Morales, au petit matin de la St Jean , et aussi à l'automne, comme ce jour là, cueillir ses herbes, qui devenaient des miraculeuses et mystérieuses tisanes, dont on disait tellement de bien. On le savait sorcier, aussi inspirait-il aux gens de la crainte, mais aussi du respect et de l’admiration pour son savoir.

Les deux femmes parlèrent de cette aventure aux gens du voisinage, et les langues allèrent bon train ...

Chacun se souvenait d'Adeline, qui avait les bras et les joues couvertes de vilains boutons purulents depuis sa naissance.

Il lui avait fait porter un foulard rouge, puis, relevant le majeur de sa main gauche, il avait fait trois fois le tour du mal dans le sens des aiguilles d’une montre, en disant de sa voix grave à l’accent basque :

« Mauvais mal, on dit que tu as autant de racines ici, que Dieu d’amis dans le Ciel ».

Il avait recommencé cette scène durant 3 jours, en appliquant une pommade mystérieuse qui pénétrait la peau et disparaissait en laissant un parfum ambré.

Le 4ème jour, Adeline se regarda dans son miroir et se découvrit belle.

Elle, qui n’avait jamais été aimée, se maria dans l’année.

*******


Catherine détestait retourner vers son passé.

Pourtant, ce matin là, elle se souvenait de la petite fille qu’elle avait été.

Née dans une famille modeste, elle ne s’était jamais sentie à sa place, ses parents étaient bien trop occupés dans leur boulangerie pour lui consacrer le temps dont elle avait besoin. Elle était souvent seule car elle n’avait pas eu la joie d’avoir des frères ou des sœurs avec qui partager.

Elle souffrait de cette solitude, et de ce manque d’amour.

Dans ses moments de tristesse, elle aimait à se réfugier auprès de son ami Patrice, un garçon à peine plus âgé qu’elle, il savait trouver les mots et la réconforter. Il avait sa part de malheurs lui aussi, il était haï par sa mère, qui lui reprochait d’être né sans avoir été désiré.

« L’erreur le surnommait-elle, le squatter de ventre, l’avorton, et tout cela accompagné de coups et de griffures.

« Tu verras, lui avait-il dit plus d’une fois, un jour je partirai et tu viendras avec moi.

Alors, elle baissait la tête et le trouvait très courageux.

Il lui confiait souvent qu’il ferait quelque chose de sa vie, et qu’il deviendrait quelqu’un

Lorsqu’il eut 17 ans, il s’enfuit de chez lui, il ne l’emmena pas, et elle ne le revit plus.



********


Au seuil de la mort, il a conscience de ce qui se passe autour de lui, il a quitté son enveloppe corporelle et il flotte au dessus de son corps. Il est là, en bas, posé sur une table …. Un bien-être total l’envahit, il ne veut pas revenir…
Autour de ce corps, des blouses blanches, des gens qui courent, qui lui branchent des tuyaux, des machines pour le ramener à la vie, alors qu’il se sent si bien … alors qu’il veut partir …Seul, le bruit monotone de l’assistance respiratoire et de l’électrocardiogramme le dérange, il se sent irrémédiablement aspiré dans un monde de lumière où les lois de la vie et de la science n’ont plus cours. Il peut se déplacer partout dans ce monde, voir à travers les murs, explorer le temps, lire dans les pensées.

Il vole tel un oiseau, il pénètre dans un tunnel sombre au bout duquel se trouve une lumière éblouissante. Il entre dans cette zone de lumière, et est alors enveloppé d’une sensation de paix ….



********



Recroquevillée dans son fauteuil, elle s’en veut de ne pas avoir eu le courage d’affronter Saint Jean du Diable. Elle se sent assez forte maintenant pour le faire aujourd’hui …
Elle se souvient de ce soir … Elle vient d’avoir 11 ans …

Elle entend les pas se rapprocher de la porte de sa chambre, puis s’arrêter… plus aucun bruit pendant quelques minutes, la poignée grince et la porte, doucement, s’ouvre…

La longue silhouette de l’homme, se dessine dans la pénombre, et se rapproche de son lit.

Depuis le premier jour cet homme lui fait peur, et le jour où sa maman lui annonça qu’il serait son nouveau papa, tout est devenu noir, et des monstres se sont mis à envahir ses nuits.

"Dors-tu ? entend-elle tout près de son oreille ... elle est immobile, les yeux fermés, le coeur prêt à exploser, elle ne répondra pas.

L'homme remonte le drap sur les épaules de la petite fille et sort de la chambre.

Elle se laisse emportée doucement par le souvenir de son père tant aimé, il est là tout près d'elle, elle entend sa voix, elle sent son souffle, ses doigts lui caressent doucement ls cheveux, elle est si bien ...

Papa, mon papa personne ne prendra ta place ....Ne pars pas, reste avec moi...


****




A SUIVRE


Un Parfum d'Eau de Rose

Publié le 12/10/2007 à 12:00 par Danitza et les membres de son forum
Un Parfum d'Eau de Rose
Je viens vous présenter ici (car il le vaut bien ... lui aussi !) un roman écrit par des amis de mon forum http://danitzavoyance.editboard.com c'est un moment de détente sympathique autant que le sont les auteurs de cet ouvrage dont je laisse volontairement la signature au bas de chaque paragraphe...
merci à http://pussycatdreams.centerblog.net/rub-Belles-images-de-personnages.html ur les images de ce blog

ATTENTION! DROITS D'AUTEUR PROTEGES PAR COPYRIGHT FRANCE


Ce matin là, elle était particulièrement pressée, elle se hâtait se disant qu'elle ne serait jamais à l'heure, et qu'une fois encore elle trouverait porte close. Elle trottinait comme à son habitude laissant sur son passage un parfum délicat... son allure très féminine attirait les regards, ce dont elle n'avait aucunement conscience.

Le soleil de la veille avait laissé place à un ciel menaçant.

-"Il ne tardera pas à éclater cet orage se dit-elle... marchant de plus belle elle arriva enfin devant le porche et sans prendre la peine de sonner, elle poussa de son pied la porte tout en se penchant légèrement pour jeter un coup d'œil afin d'être certaine de ne pas avoir été suivie.
Danitza

Elle était toujours très nerveuse quand elle allait a cet endroit car l'homme qu'elle rejoignait n'était pas son mari. Quand elle était très en retard, son amant chéri croyait qu'elle ne viendrait pas et partait. C'était un petit hôtel de rien du tout, mais pour elle, c'était un havre de paix. Elle ne voulait être nulle part ailleurs.
Provence (Quebec)

parfois elle se demandait comment elle en était arrivée là.
Cela faisait 2 ans qu'elle avait eu le malheur de se marier à Julien malgré des sentiments de haine très forts à son égard,
Odessa

Elle se dirigea d'un pas assuré vers l'escalier et le monta avec hâte. Son coeur battait la chamade à l'idée de revoir son amant : badaboum, badaboum. Il avait la belle quarantaine, type méditerranéen... L'usure du temps n'eut que très peu d'effet sur lui. Il était assis dans un fauteuil avec un verre de whisky à la main. Il s'était mis à l'aise en dégrafant quelques boutons de sa chemise laissant entrevoir sa virilité. Il attendait...
(PS : Qui fera la scène hot ? mdr)
Clay

dans l'obscurité, le corps brûlant de désir et il savait, il savait que cette fois encore elle serait au rendez-vous ; il savait que jamais elle ne pourrait lui résister. soudain ...
Odessa

avant même qu'il ne la vit, un parfum se répandit dans la chambre. Ce parfum d'Eau de Rose" même s'il ne l'avait pas attendue, il l'aurait reconnue; elle était la, sa bien-aimée Janika. Elle se jeta dans ses bras, toute essoufflée d'avoir tant couru. Plus rien ne comptait que

Provence

autour d'eux à part le désir que Janika et Juan ressentaient l'un pour l'autre. Il la serra tout contre lui et respirait son parfum enivrant : ce parfum décuplait son désir de lui faire l'amour ici et maintenant !! Alors il.....

Clay

Il l'a plaqua sauvagement contre le mur, passa une main sous sa jupe et l'embrassa fougueusement tandis qu'elle se cambrait de plaisir.
Dans ces moments-là, elle s'abandonnait à lui sans remords car le bonheur qu'il lui procurait était une sensation nouvelle pour elle, un bien être qu'elle n'avait jamais connu auparavant , pourtant

Odessa

pourtant, insidieusement, l'image de son mari se superposa a celle de son amant. Elle ferma les yeux, se blottit davantage contre lui et dit: Serre-moi fort chéri! Juan sentit qu'il s'était passé quelque chose en elle; il la devinait mais la désirait trop pour risquer de tout gâcher alors que les moments ou ils se voyaient, étaient si courts, trop rares a son goût. Alors

Provence

il la prit dans ses bras sans la quitter des yeux et la porta sur le lit, il souleva la mèche de cheveux qui masquait son visage. la chambre était plongée dans l'obscurité mais, l'orage était passé sans vraiment éclater et c'était une belle journée , un rayon de lumière transparassait par une lame de volet, éclairant délicatement son visage angélique.
Odessa

Il se pencha sur elle, ses lèvres effleuraient ses paupières, se promenaient sur son visage, il lui murmurait des paroles brûlantes, la regardant... la caressant... l'etreignant de peur qu'elle ne parte à nouveau.

Durant les années qui les avaient séparés, il avait rêvé tant de fois à ce moment là... L'image de leur première rencontre lui revenait à la mémoire ...

Ce soir là, lors d'une réception ennuyeuse chez Antoine son ami de toujours, le salon s'était merveilleusement illuminé lorsqu'elle était apparue ! gracieuse, superbe et décalée dans son jean rapiécé qu'elle seule pouvait porter si joliment ! Il ne vit plus personne ... il tomba fou d'elle tout de suite.
.." Le temps passe mais les souvenirs sont intacts, se dit-il
Danitza

l'homme devant le porche de l'hôtel écrasa rageusement sa cigarette du bout du pied. il releva la tête et scruta les alentours, laissant échapper un dernier nuage de fumée par les narines.

des réminiscences de parfum de rose semblaient se mêler à l'odeur du tabac et même s'il ne l'avait pas vue entrer...

Odessa

Les soupçons qui le minaient devenaient réalité aujourd'hui... Ce parfum la trahissait.

Il savait qu'elle ne l'avait pas épousé par amour, il avait toujours su qu'en l'épousant, elle se punissait, elle s'auto-mutilait, c'était une forme de renoncement à la vie, à sa propre vie....

Dans leur chambre, les amants étaient seuls au monde...

Nus, haletants, ivres de bonheur ils resseraient leur étreinte ... dans un souffle, elle chuchota à son oreille : "prends moi encore ... gardes- moi!

Danitza

CHAPITRE II
Elle oubliait tout ce qu'elle voulait dire, pour ne goûter qu'a cet amour qu'il lui prodiguait. Elle se mit a embrasser son torse un peu trop velu, mais qu'elle trouvait si viril; c'était "son" homme, celui dont elle rêvait adolescente, sans même le connaître. Elle se souvient qu'elle en parlait a ses compagnes de classe et, maintenant elle était la, dans ses bras.
Ils s'embrassaientcomme si ce baiser était le dernier. Elle avait hâte de le recevoir en elle...ne vivait-elle pas dans cette attente chaque jour? Elle entr'ouvrit ses jambes, mais Juan n'avait pas fini de goûter a ce corps parfait; il n'en n'était jamais rassassié. Il caressait encore ses seins, passant sa langue sur ces petites pointes roses si dures. Janika murmurait... Maintenant, Juan; je veux que tu me prennes toute entière; je veux te sentir aller et venir en moi.

Provence


au moment où leur étreinte se resserait, quelqu'un frappa à la porte ! qui celà peut-il être ? se demanda Janika ! Juan se leva et ordonna à janika de se cacher dans la salle de bain. Il ouvrit la porte.....

Clay


un homme se tenait là :

- juan marquez ?

- oui, c'est moi, répondit il interloqué

- Inspecteur Lavalette, brigade des stupéfiants, je vais vous demander de bien vouloir me suivre s'il vous plaît

(désolée mais je trouvais l'arrivée du mari trop rapide)

- Vous suivre où ? Interrogea Juan visiblement très ennuyé

- Fais pas le mariole ! ça fait deux jours qu'on te file Marquez, tu t'expliqueras au poste.

- vous n'avez pas le droit, je veux appeler mon avocat.

juan enfila ses habits à la hâte sous le regard amusé de l'inspecteur tandis que janika assistait à la scène, dissimulée derrière la porte de la salle de bain.

l'inspecteur le saisit par les bras et commencça à lui lire ses droits.
au moment où elle entendit la porte claquer Janika...
odessa

compris que Julien n'était pas étranger à ce qui arrivait ... il avait menacé de se venger, Janika l'en savait capable mais pas d'une façon aussi vile.
Ses remords envers lui s'estompèrent pour laisser place à de la haine ! quel être démoniaque !!!!
Elle sentit monter en elle une envie de meurtre....
Danitza

- Vous suivre où ? Interrogea Juan visiblement très ennuyé
- Fais pas le mariole ! ça fait deux jours qu'on te file Marquez, tu t'expliqueras au poste.

- vous n'avez pas le droit, je veux appeler mon avocat.

juan enfila ses habits à la hâte sous le regard amusé de l'inspecteur tandis que janika assistait à la scène, dissimulée derrière la porte de la salle de bain.

l'inspecteur le saisit par les bras et commencça à lui lire ses droits.
au moment où elle entendit la porte claquer Janika...

Odessa


elle ramassa son chemisier qui trainait au pied du lit, chercha un moment son slip qu'elle retrouva caché dans le fond du lit puis elle passa à la salle de bain pour se rhabiller et faire un brin de toilette.

l'endroit était sinistre. cette salle de bain aurait bien besoin d'un rajeunissement pensa-t-elle.

en s'aspergeant le visage d'eau fraîche, elle croisa son reflet dans le miroir des années 30 négligemment accroché au-dessus du lavabo, miroir qui aurait pû être le seul objet acceptable dans ce décor désuet si la glace n' était piquée par les années.

elle resta un moment figée, le regard vague, soudain elle réalisa que cette idée de meurtre, ce n'était pas la première fois qu'elle y pensait
Odessa

Elle se mit a tourner en rond dans cette chambre, les larmes coulaient le long de ses joues. Elle n'était pas prête a partir n'ayant aucun désir de retrouver son mari. Puis, elle voulait s'étendre encore, histoire de repenser aux merveilleux moments qui furent malheureusement interrompus. Elle était désemparée.
Provence

soudain, elle reprit le dessus. elle sauta du lit, s'essuya le visage nerveusement du revers de la main, ajusta sa jupe et boutonna son chemisier, laissant entrevoir son décoleté en négligeant volontairement la dernière agrafe ; dans la foulée, elle remit un peu d'ordre dans sa chevelure et après s'être repoudrée, elle passa sensuellement sa langue sur ses lèvres charnues encore toutes impregnées des baisers de son amant.

- Je ne le laisserai pas entraver mon bonheur dit elle en empoignant son sac, Juan est l'homme de ma vie et dieu sait ce que je suis capable de faire pour préserver notre amour.

elle sortit en claquant la porte derrière elle
Odessa

CHAPITRE III
Posté le 09.10.2007 par daniedouce
Janika ressassait ses rancoeurs envers Julien qu'elle avait du supporter deux longues année alors que toutes ses pensées étaient pour Juan, qui s'était assagi et qui n'était plus ce rebelle fougueux qu'il avait été, il avait désiré l'épouser ? et bien c'était fait, il connaissait pourtant son histoire ....
Danitza

Elle ruminait constamment sa vengeance.... cela allait du simple divorce au.....meurtre. Mais non! Elle ne serait pas capable de le tuer, elle risquait de perdre pour des années son cher amour.
"Je dois me calmer, se disait-elle .... Son parfum embaumait le taxi : "Madame, votre parfum est très spécial" remarqua le chauffeur.
Janika n'était pas d'humeur a apprécier ce compliment, trop perdue dans ses pensées et ses nerfs en "compote".
Elle avait simplement hâte d'arriver et d'avoir une sérieuse explication avec Julien car, elle en était sûre, c'était lui qui était derriêre cette dénonciation. C'était décidé! elle ne resterait pas avec lui; il fallait juste qu'elle se trouve un endroit ou loger et elle ne lui donnerait pas sa nouvelle adresse.
Provence

Le taxi la déposa devant chez elle. Elle monta les quelques marches de la maison. Elle apercevait à travers le rideau de sa chambre l'ombre de julien."Déja" ce dit elle . Elle regarda sa montre et ce rendit compte qu'il était 18h passées.

Elle se demandait ce qu'elle pourrait bien dire, Elle pensa subitement à Anna son amie, sa soeur de coeur, son modèle ...
BB0013

Du calme Janika, se disait-elle; tu dois réfléchir pour ne pas commettre d'impairs. Elle ouvrit la porte et le vit, faisant les cents pas dans le salon, un verre a la main. Il avait l'air nerveux.

Provence

C'était plus fort qu'elle, à la simple vie de Julien, elle eu un haut le coeur et tourna les talons ...
La colère avait fait place à une froide détermination.... il devait disparaître de sa vie....
Danitza

" Ou étais- tu passée Pouffiasse?" hurla Julien les yeux emplis de haine, le point serré. Janika le fixa droit dans les yeux en se demandant si dire la vérité était la meilleure solution.

Elle avait peur de cette homme qui s'était déjà montré très violent auparavant ; à vrai dire Janika connaissait ce regard, c'était le même que celui de son père , le regard des mauvais jours, celui qu'il avait juste avant de battre jusqu'au sang sa pauvre mère ...
bb0013

La violence de Julien lui rappelait celle de son père, une brute épaisse au plaisir sadique, pauvre Janika ! si petite, si fragile... elle fermait les yeux et bouchait ses oreilles pour ne rien voir ni entendre.
Mais ces scènes qui se reproduisaient régulièrement avaient cassé quelque chose en elle ...
Danitza

Elle était comme une petite poupée toute désarticulée et, elle avait grandit en ayant toujours peur de tout. Juan, avec son amour, sa force, sa compréhension, lui avait redonné confiance en elle, l'avait reconstruite. Rien, ni personne à présent, ne saurait lui enlever ce qu'elle avait si durement gagné: le respect d'elle-même.
Provence
C'est pour moi cette tenue salope ?, elle le regarda sans baisser les yeux, mais avec la peur au ventre et des frissons sur le corps et lui répondit "non! pauvre type !

Il lui serra le poignet pour la faire se mettre à genoux, approcha sa bouche de son oreille, et cria : pauvre type ! attends, je vais te montrer de quoi est capable le pauvre type !!!

La douleur mêlée au dégoût car elle savait ce qui allait se passer janika s'écria : " je sais, je sais tout pour Juan, tu es plus bas que tout !!!

" Parce que tu es à moi, tu es ma femme, tu m'appartiens, ton corps m'appartient", tu es ma chose et je peux faire tout ce que je veux de toi. Il lui serra plus fort le bras et la fit tomber se coucha sur elle et lui arracha ses sous vêtements.

"NON, NON!!" dit elle, elle savait qu'a ce moment précis que crier ne servirait à rien et qu'il était plus fort qu' elle, rien ne pouvait l'arrêter.

Le moment fut interminable ! elle le sentait en elle, elle l'entendait gémir à son oreille, lui prenant les lèvres de force,
"A quand la fin de mon supplice" s'entendit-elle dire trop fort, si fort que julien l'entendit, ce qui eut pour résultat de le faire entrer dans une colère noire.

Il se retira de son corps, alla dans le vestibule et revint avec des liens dont il se servit pour lui attacher les mains et les jambes bien ouvertes de manière à ce quelle ne puisse pas se débattre.

La voir ainsi, à sa merci fit monter en lui un désir sadique, il se mit à nouveau sur elle et recommença à la posséder, elle sentait les mouvements de Julien en elle, elle l'entendait lui dire : Essaies de bouger si tu peux ! je fais de toi ce que je veux...puis il s'écroula comme une masse, se releva et disparu de la chambre...
Janika parvint à se détacher au bout de 2 heures ...
danitza
a tête entre les mains, Juan se demandait s'il rêvait et à quel moment il se réveillerait.
La puanteur de son voisin de cellule, lui donnait la nausée, celà lui rappelait ses heures difficiles, lors de ses interrogatoires quand il avait été arrêté, soupçonné de faire parti de l'E.T.A et d'avoir été mêlé à l'attentat de Bilbao.
Aujourd'hui, il était accusé de trafic de drogue !!! ahurrissant se dit-il ....

Si son père le Grand Alexandro était là !!!

Il revoyait son père qui était à l'origine de l'E.T.A, il faisait parti de l'Ekin qui avait pour objectif l'indépendance des provinces espagnoles et françaises du pays basque, il fut lui aussi arrêté et interrogé lors de l'explosion d'Amara en juin 1960 !!! Puis il y eu cette tentative de faire dérailler un train transportant des vétérans de la Guerre d'Espagne, c'était en 1961. Il fut obligé de s'expatrier. Il avait alors, rencontré Victoria ...celle qui allait devenir sa femme ... Juan essuya les larmes qui commençaient à couler par le simple fait d'évoquer sa mère adorée.

Janika lui ressemblait beaucoup .....
Danitza


Il avait peur que cette histoire l'éloigne de lui à tout jamais. Il ne voulait pas la perdre; c'était la femme dont il avait toujours rêvé, son âme soeur. Il devait la voir, lui expliquer qu'il n'était pas coupable, que c'était un coup monté. Papa, maman, aidez-moi je vous en conjure!
Provence

- Pourquoi tu pleures ?

Il sursauta...

C'était son voisin, qui, silencieux depuis l'arrivée de Juan lui décrochait ses quelques mot. qui le ramenaient à la réalité du moment.

Il ne prit pas la peine de lui répondre et se retourna vers le mur ...

Tu sais, continua l'autre, quelque soit la raison qui te mines, tu dois garder foi en toi, car si tu perds ta confiance tu ne seras plus rien ... regardes-moi !

Tu ne sais rien de moi, dit Juan, de la vie que j'ai menée. Et, au moment ou tout pourrait être merveilleux, le ciel m'est tombé sur la tête.

- Qu'as-tu fait dans le passé?

- Alors, Juan s'est mis à parler de son père, de l'E.T.A. des luttes que ce dernier a menées. Il a dû s'expatrier mais moi j'ai voulu poursuivre ce combat, son combat.....le nôtre! Il n'y avait pas de place dans ma vie pour quelque soit d'autre. J'ai été entraîné à tuer s'il le fallait, à tout détruire pour LA CAUSE! J'ai fait sauter bien des édifices et j'ai même failli sauter moi-même à 2 reprises mais ma vie n'avait pas d'importance.

Juan était emporté par un flot de souvenirs....
Provence

(ajouter paragraphe de REVA)

Julien marchait les poings fermés, bien enfoncés dans les poches de son imperméable qu'il avait enfilé à la hâte, il allait droit devant, il revoyait la scène qui venait de se passer et ne regrettait rien !

Tout se mélangeait dans sa tête ... cette femme lui appartenait et resterait sous son contôle et l'autre terroriste, comme il l'appelait, ne l'aurait pas...

Il buta sur un pavé, et jura ! le regard moqueur de l'homme qu'il croisa à ce moment là le mis une nouvelle fois hors de lui, mais il arriva à se maîtriser et continua son chemin ....

Julien marchait les poings fermés, bien enfoncés dans les poches de son imperméable qu'il avait enfilé en hâte, il allait droit devant, il revoyait la scène qui venait de se passer et ne regrettait rien !
Tout se mélangeait dans sa tête ... cette femme lui appartenait et l'autre terroriste, comme il l'appelait, ne l'aurait pas...

Pour la seconde fois, Janika évoqua Anna !

- "que ferais-tu à ma place ? pensa-t-elle tout haut

Comment définir les liens qui les unissaient l'une à l'autre ? Anna, généreuse et rieuse avait été pour Janika un cadeau de la vie.

Combien de fois aurait-elle sombré définitivement si elle n'avait pas été là ?

L'affection qui unissait Janika à Anna, ne datait pas d'hier, elle était née sur les bancs de l'école primaire, elle se souvenait avec un petit sourire attendri, de ce matin d'hiver où, entrant dans la classe leurs deux noms entrelacès au milieu d'un coeur avaient été tracés à la hâte sur la buée de la fenêtre. Si elle en souriait aujourd'hui, ce ne fut pas le cas à cette époque.

Au vu de ce tableau, la classe entière poussa des cris et elles eurent droit à tous les colibets .

A la récréation elles ne se mélèrent pas aux autres, elles préféraient être seules en tête à tête, ce qui provoqua la colère de Mme Fauvet la directrice, qui les menaça de les punir si elles ne se joignaient pas aux autres élèves.

Danitza


Julien se rendit dans un café où il avait rendez-vous avec un mystérieux inconnu. Ce dernier l'attendait en sirotant une vodka à un coin de table. 16h sonna, julien rentra dans le café et se dirigea vers l'inconnu.

La démarche mal assurée, il se fraya un chemin pour arriver vers cet homme.
"êtes-vous monsieur S. lui demanda-t-il ?
Le mystérieux inconnu acquiesça de la tête, et julien s'assit à sa table. Il commanda lui aussi une vodka pour se donner du courage. Du courage pour quoi ?

CLAY 77

julien avait la bouche sèche, il mit la main dans sa poche arrière et en sortit une enveloppe fermée.

l'homme assis face à lui haussa un sourcil et demanda " le compte est bon?"

Julien répliqua froidement
" bien sûr que le compte est bon , pour qui me prenez vous?"

l'homme se mit à rire " oh juste pour un homme qui achète le commissaire principal afin qu'il coffre un innocent et lui fasse passer le reste de ces jours en taule."

Alexandra
A suivre

LOLA REVE DE DOUDOU ...

Publié le 12/10/2007 à 12:00 par Danidouce
LOLA REVE DE DOUDOU ...
Il est très tard et exceptionnellement ce soir, Lola est restée et a pris place dans le grand fauteuil du salon, bien droite, certaine de ne pas dormir, elle est là, Fière et heureuse de n'être pas encore couchée car il y a des invités.

Lola a eu cinq ans au mois de juillet, doudou... son doudou a elle... le sien quoi ! a exactement le même âge, ce qui est normal d'ailleurs, puisqu'elle l'a trouvé dans son berceau le jour où elle est née ....ils ne se quittent pas...

"Quand on voit Lola, doudou n'est pas loin... car doudou le p'tit doudou suit Lola partout"

lui chante Baptiste son amour de cousin pour la taquiner.

Baptiste a bientôt sept ans et Lola l'aime presque autant que son Doudou, lorsqu'ils passent des vacances ensemble, il leur arrive de dormir tous les deux dans le même lit, mais Baptiste est gêné par les ronflements de Doudou !!! Ah! j'ai oublié de vous dire, que Doudou, c'est un petit Porcinet...

Lola, assise dans son grand fauteuil, caresse doucement l'oreille de Doudou et sent bien que le marchand de sable ne va pas tarder... Ses paupières commencent à se faire très lourdes pour finalement se fermer sur ses jolis yeux bleus.

Doucement, sans faire de bruit, Doudou sort des bras de Lola pour ne pas la réveiller et saute sur la table au milieu des invités qui n'en croient pas leurs yeux.

"Et tape tape dans tes mains ... et tape tape dans mes mains" chante Doudou déchaîné. Il tourne, danse, saute entraînant avec lui les invités heureux de s'amuser enfin.

Qui pouvait s'imaginer qu'un Doudou si sage la journée, pouvait remuer autant la nuit ....

Il se met même debout sur l'aquarium, en équilibre, sur un pied !!! et ce qui devait arriver arrive, Doudou tombe dans l'eau en effrayant les poissons qui se cachent.

Doudou ne sachant pas nager commençe à se noyer!!!! Au secours!!! Au secours!!! Il crie si fort que ses cris réveillent Lola, toute étonnée mais rassurée d'avoir toujours Doudou bien sage, serré contre elle.

Lola réalise qu'elle vient de faire un rêve ... le rêve d'un Doudou pas sage du tout.

Elle le sert encore plus fort dans ses bras et lui fait partout des bisous.

LA BELLE HISTOIRE DE LUCILE

Publié le 23/10/2007 à 12:00 par Danidouce
LA BELLE HISTOIRE DE LUCILE
Cette histoire, je ne l'ai pas vécue mais on me l'a racontée ....

Celà se passait il y a bien longtemps !!! En ce temps là les petites filles portaient encore de longues robes bordées de dentelle, avec en dessous, des jupons blancs qui gonflaient leur jolie robe.

Lucile avait 5 ans et elle vivait heureuse dans sa famille ... il y avait Nicolas son papa, Sophie sa maman, et Lucas son frippon de frère.

Tout aurait pu être merveilleux pour Lucile si ses parents avaient acceptés qu'elle eut un petit chat, elle les aimait tant !!!!

- Il n'en n'est pas question !!!! répondaient Nicolas et Sophie à chaque fois qu'elle demandait si elle pouvait espérer avoir un jour un petit chat.

Dans ces moments là, Lucille ne pouvait empêcher les larmes de déborder de ses yeux!!! et doucement, elle écrasait chacune d'entre elles avec ses petits doigts.

Au fond de son coeur, elle gardait quand même l'espoir d'avoir un jour le petit chat de ses rêves.

Lucas le frippon, son aîné de trois ans, adorait Lucile . Il trouvait qu'elle était aussi gentille que jolie et que ses parents étaient très injustes.

Il avait l'impression que lorsqu'elle entrait dans le salon sombre aux lourdes tentures, que celui-ci s'éclairait, tellement Lucile ressemblait à un rayon de soleil !!!

C'est durant ce fameux jour dont on m'a parlé, que Lucile vécut une aventure incroyable !!!!

Ce fameux jour où pour la quarante deuxième fois elle demanda à ses parents la permission d'avoir le petit chat qui habitait ses rêves !!!!

Leur NON!!!!! fut plus fort que jamais .... et les larmes de Lucile plus grosses encore !!! elle eu des difficultés à les écraser avec ses petits doigts !!!!

Elle en laissa passer une, qui alla s'écraser à ses pieds, machinalement elle la regarda et ouvrit des grands yeux étonnés, lorsqu'elle vit grossir cette larme, qui, petit à petit devenait une boule blanche et noire pour finalement se transformer en un petit chaton ADORABLE.

Miaou... Miaou... fit-il en levant la tête et en regardant Lucile émerveillée.

Malheureusement, juste à ce moment, la porte s'ouvrit sur Nicolas et Sophie.

Lucile eut juste le temps de cacher le chaton sous son jupon blanc.....

Le soir arriva... le dîner s'était bien passé, le chaton était resté bien sage sans miauler, il était presque l'heure d'aller faire dodo quand tout à coup ...HORREUR!!! une petite souris grise traversa la pièce, passa sur les pieds de Sophie la maman de Lucile, qui poussa un grand cri.
au Secours !!!! Au secours !!!!!

(je ne vous avais pas dit qu'elle avait une peur bleue des souris)

Sans réfléchir, chaton se lança à la poursuite de la souris, qui effrayée se cacha dans un petit trou.... de souris

Les parents de Sophie s'aperçurent à ce moment là de la présence du petit chat, ils allaient se mettre en colère, mais ils en tombèrent amoureux tant il était mignon, et Sophie la maman permit à Lucile de garder MIAOU c'est comme celà qu'elle avait appelé le chaton.

Lucile Folle de joie, chantait, dansait, riait à ne plus pouvoir s'arrêter ... ce qui fit rire tout le monde ....Lucas le Frippon en était tout heureux !!!!

Ah oui ! j'ai oublié de vous dire, que mizoune, (c'est la petite souris) est devenue l'amie de MIAOU, qu'elle restera habiter chez Lucille, mais qu'elle a promis de ne jamais se montrer à Sophie sa gentille maman.

Danidouce.
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