Gill prêta l’oreille aux paroles de la journaliste, qui annonçait la découverte du corps d’une jeune femme dans le bassin d’une clinique de COLLOBRIERES.
Il se rappela que Marion avait une amie dans cette ville.
Elles avaient pratiqué le Zen ensemble. Si Marion s’en était éloignée peu à peu, Catherine, son amie, en était devenue une adepte convaincue.
Il regretta soudain de ne pas avoir été plus curieux sur le passé de Marion.
La journaliste poursuivait :
« Il s’agit d’une jeune femme d’environ 30 ans, elle porte à la joue gauche une blessure, qui ressemble à une brûlure, et des plaies au niveau de la nuque.
La similitude avec les deux autres crimes de jeunes femmes découvertes au même endroit voici quelques années est troublante. Il est précisé par ailleurs que le meurtrier purge actuellement sa peine dans la prisode DRAGUIGNAN.
Un étau enserra la poitrine de Gill.
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Paul RONET expliquait au Major DUSEL comment il avait découvert le corps sans vie de la jeune femme, très tôt ce matin dans sa propriété.
.Cela faisait un peu plus de six ans qu’il avait fait l’acquisition de cette villa pour en faire sa clinique. Il aimait flâner dans son parc, hiver comme été, le matin avant de prendre son petit déjeuner.
A cette heure matinale, le parc est à lui seul. Il peut profiter du moindre arbuste, du plus petit craquement de branche et savourer la fraîcheur du matin avant que les patients n’investissent cet espace.
Il avait vu une forme près du bassin. S’approchant, il s’aperçut qu’une femme gisait la tête dans l’eau, il la tira en dehors, et vit avec horreur que sa tête était recouverte d’un sac de plastique.
C’est alors qu’il appela la gendarmerie et son ami VIALIN.
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La maison de son enfance avait été le seul refuge à sa sortie de clinique.
Assise, elle parcourait des yeux cet endroit, qui faisait remonter en elle tant de souvenirs douloureux et d’angoisses. Elle redevenait petite fille …
La chambre que son papa avait décorée d’une tapisserie bleue à petits pois blancs était restée la même, elle lui paraissait tout de même plus petite aujourd’hui.
Elle courait vers son passé et essayait de revoir son père, son sourire, ses yeux, sa voix … Le souvenir était flou.
Elle se souvenait pourtant de ses absences répétées, elle avait entendu dire par sa maman qu’il se rendait à l’hôpital.
Ses absences étaient de plus en plus fréquentes, et son papa de plus en plus maigre.
Et puis un jour papa n’est plus revenu…
« Les médecins ont été impuissants », entendait-elle dire sans comprendre ce que cela signifiait. Elle n’avait pas quatre ans, mais elle savait, au poids qui étreignait sa poitrine que son papa lui manquerait longtemps.
Petit à petit, maman n’a plus cru aux médecins, et s’est mise à trembler devant le moindre rhume ou accès de fièvre de sa petite fille.
Les larmes embuaient ses yeux en revoyant sa maman si fragile, si vulnérable, maintenant que papa n’était plus là.
Puis il y eu cette nuit au cours de laquelle maman entendit sa petite fille tousser, suffoquer, étouffer …
Ce fut sa première crise d’asthme, elle ne dura pas, mais il y en eut d’autres.
Maman avait entendu parler d’un homme qui guérissait les maladies par les plantes et les prières.
Elle lui amena sa petite fille.
Saint Jean du Diable surgissait dans sa vie, ce fut le début d’un affreux cauchemar, qui se prolongea, et dont elle s’efforçait aujourd’hui de chasser le souvenir.
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je vais revenir pour vous lire. Mais, comme vous écrivez bien. J'ai publié une fois une roman dernièrement moi aussi. Mais, c'est pas payant à compte d'auteur. Avez-vous publier vous et comment ça s'est passé si vous l'avez fait?
je passe un peu tard aujourd hui,mais j avais des choses a regler avant de mettre mes coms.
merci pour tes ondes bénéfiques,je vais plutot bien,et toi j espere que tu vas bien aussi.je te souhaite une tres bonne journée