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Nom du blog :
lom2stjean
Description du blog :
Mes poèmes, mes histoires pour enfants, différents écrits et quelques peintures.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
27.09.2007
Dernière mise à jour :
15.07.2008
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CHAPITRE VII

CHAPITRE VII

Posté le 11.10.2007 par lom2stjean
Il était très tard, lorsque Paul Ronet rentra enfin chez lui …



VIALIN l’attendait. Paul lui fit le récit de ces dernières heures, et chercha Catherine du regard.

Le Major DUSEL avait la conviction que le même fil conducteur liait les trois affaires.

Pourtant l’homme avait avoué les deux premiers crimes, il était en prison depuis 7 ans, il n’avait donc pas pu commettre le dernier.

Le Major n’avait jamais été convaincu de la culpabilité de NONO, qui avait donné des réponses maladroites aux questions posées concernant les blessures trouvées sur les deux victimes, mais il fallait bien un coupable, et il avait avoué.

Comme pour les deux premières victimes, il ne fut retrouvé aucun papier, ni sac à main, mais dans le sac de plastique qui couvrait la tête de la jeune femme, une carte de visite déchirée, sur le morceau restant, le Major DUSEL put lire quelques lettres : RMILES-ON-AR….

********

Le Docteur VIALIN regarda sa montre, il était 23 heures, il roulait en direction de TOULON, et il était contrarié à l’idée que son ami puisse être inquiété ; il réfléchissait et s’entendit parler à voix haute.



« Les deux autres femmes ont été retrouvées, alors qu’il n’habitait pas encore Les Mimosas. Les gendarmes écarteront très vite l’idée que Paul puisse être mêlé à ces crimes ».

Plongé dans ses réflexions, il ne vit pas le camion qui venait en sens inverse. Le visage de sa mère, auréolé de cheveux bruns surgit devant ses yeux et il sombra dans un trou noir…

*****

Assis devant la cheminée, l’homme scrutait les flammes qui l’aidaient à revivre les années d’autrefois.

Tant d’années s’étaient écoulées depuis ce soir là …

JULIETTE… murmura-t-il.

Il la revoyait telle qu’elle lui était apparue ce soir là avec sa petite fille dans les bras, il l’entendait encore….

« Sauvez la… je vous en supplie …

La petite fille se mourrait.

Dès la première séance, la fillette se sentit mieux.

La jeune femme voua immédiatement à celui que les gens appelaient « L’homme de Saint Jean » une reconnaissance et une admiration infinies.

Il y eut d’autres crises et d’autres visites.

Nul ne se rappelait l’année exacte de l’arrivée d’Esteban MORALES. Il venait tout droit de son pays basque et en intriguait plus d’un.

Il ne ressemblait à personne, mystérieux et sauvage, les femmes se mirent à le rêver.

On oublia son nom et il devint tout naturellement l’Homme de Saint Jean.

****

Cette époque bien qu'éloignée, lui paraissait pourtant très proche ! Elle revoyait les femmes du village recluses dans leur maison à cause de leurs nombreux enfants, sans divertissements comme Madame Bigeot qui avait pour passe-temps préféré les histoires et les commérages entre voisines. cela la distrayait .

Ce n'était pas tellement méchant, mais les femmes se tiraillaient pour toutes sortes de raisons...

Un dimanche alors que tout le monde était à la messe ,madame Bigeot décida d'aller cueillir des champignons. En cette saison plutôt humide, les champignons poussent en abondance . Elle passa sous une clôture où les champignons semblaient plus gros qu'ailleurs, secrètement, elle espérait rencontrer Esteban Mouralès.

Madame Langlas a qui les histoires entre voisins ne déplaisaient pas, la vit , sortit aussitôt et s'interpella haut et fort:

- Que fais-tu là ?
- Je suis venue cueillir des Champignons
- Vas-t-en ils ne sont pas à toi !
- Ils sont à tout le monde !
- C'est du vol ça ! Et Tu es une sale voleuse !

Madame Langlas l'invita dans des termes pas très "Catholiques" à aller au Diable !

L'histoire ne s'arrêta pas là :

Une voix s'éleva qui les fit se retourner

"vous m'avez appelé mesdames ?"

Elles se retournèrent et furent horrifiées !!!!

Un être horrible qui ressemblait au Diable se tenait derrière elles prêt à les empoigner. Elles reculèrent, se serrant l'une contre l'autre, et sentirent deux bras les tirer fermement en arrière !

Esteban était là ... arrivé sans bruit ...

Il fixa de ses yeux perçants la créature, les deux femmes ne comprirent pas les paroles qu'il prononça à l'encontre de ce démon, mais celui-ci disparu dans un nuage de cendres ... elles n'en crurent pas leurs yeux ..

On avait souvent vu Esteban Morales, au petit matin de la St Jean , et aussi à l'automne, comme ce jour là, cueillir ses herbes, qui devenaient des miraculeuses et mystérieuses tisanes, dont on disait tellement de bien. On le savait sorcier, aussi inspirait-il aux gens de la crainte, mais aussi du respect et de l’admiration pour son savoir.

Les deux femmes parlèrent de cette aventure aux gens du voisinage, et les langues allèrent bon train ...

Chacun se souvenait d'Adeline, qui avait les bras et les joues couvertes de vilains boutons purulents depuis sa naissance.

Il lui avait fait porter un foulard rouge, puis, relevant le majeur de sa main gauche, il avait fait trois fois le tour du mal dans le sens des aiguilles d’une montre, en disant de sa voix grave à l’accent basque :

« Mauvais mal, on dit que tu as autant de racines ici, que Dieu d’amis dans le Ciel ».

Il avait recommencé cette scène durant 3 jours, en appliquant une pommade mystérieuse qui pénétrait la peau et disparaissait en laissant un parfum ambré.

Le 4ème jour, Adeline se regarda dans son miroir et se découvrit belle.

Elle, qui n’avait jamais été aimée, se maria dans l’année.

*******


Catherine détestait retourner vers son passé.

Pourtant, ce matin là, elle se souvenait de la petite fille qu’elle avait été.

Née dans une famille modeste, elle ne s’était jamais sentie à sa place, ses parents étaient bien trop occupés dans leur boulangerie pour lui consacrer le temps dont elle avait besoin. Elle était souvent seule car elle n’avait pas eu la joie d’avoir des frères ou des sœurs avec qui partager.

Elle souffrait de cette solitude, et de ce manque d’amour.

Dans ses moments de tristesse, elle aimait à se réfugier auprès de son ami Patrice, un garçon à peine plus âgé qu’elle, il savait trouver les mots et la réconforter. Il avait sa part de malheurs lui aussi, il était haï par sa mère, qui lui reprochait d’être né sans avoir été désiré.

« L’erreur le surnommait-elle, le squatter de ventre, l’avorton, et tout cela accompagné de coups et de griffures.

« Tu verras, lui avait-il dit plus d’une fois, un jour je partirai et tu viendras avec moi.

Alors, elle baissait la tête et le trouvait très courageux.

Il lui confiait souvent qu’il ferait quelque chose de sa vie, et qu’il deviendrait quelqu’un

Lorsqu’il eut 17 ans, il s’enfuit de chez lui, il ne l’emmena pas, et elle ne le revit plus.



********


Au seuil de la mort, il a conscience de ce qui se passe autour de lui, il a quitté son enveloppe corporelle et il flotte au dessus de son corps. Il est là, en bas, posé sur une table …. Un bien-être total l’envahit, il ne veut pas revenir…
Autour de ce corps, des blouses blanches, des gens qui courent, qui lui branchent des tuyaux, des machines pour le ramener à la vie, alors qu’il se sent si bien … alors qu’il veut partir …Seul, le bruit monotone de l’assistance respiratoire et de l’électrocardiogramme le dérange, il se sent irrémédiablement aspiré dans un monde de lumière où les lois de la vie et de la science n’ont plus cours. Il peut se déplacer partout dans ce monde, voir à travers les murs, explorer le temps, lire dans les pensées.

Il vole tel un oiseau, il pénètre dans un tunnel sombre au bout duquel se trouve une lumière éblouissante. Il entre dans cette zone de lumière, et est alors enveloppé d’une sensation de paix ….



********



Recroquevillée dans son fauteuil, elle s’en veut de ne pas avoir eu le courage d’affronter Saint Jean du Diable. Elle se sent assez forte maintenant pour le faire aujourd’hui …
Elle se souvient de ce soir … Elle vient d’avoir 11 ans …

Elle entend les pas se rapprocher de la porte de sa chambre, puis s’arrêter… plus aucun bruit pendant quelques minutes, la poignée grince et la porte, doucement, s’ouvre…

La longue silhouette de l’homme, se dessine dans la pénombre, et se rapproche de son lit.

Depuis le premier jour cet homme lui fait peur, et le jour où sa maman lui annonça qu’il serait son nouveau papa, tout est devenu noir, et des monstres se sont mis à envahir ses nuits.

"Dors-tu ? entend-elle tout près de son oreille ... elle est immobile, les yeux fermés, le coeur prêt à exploser, elle ne répondra pas.

L'homme remonte le drap sur les épaules de la petite fille et sort de la chambre.

Elle se laisse emportée doucement par le souvenir de son père tant aimé, il est là tout près d'elle, elle entend sa voix, elle sent son souffle, ses doigts lui caressent doucement ls cheveux, elle est si bien ...

Papa, mon papa personne ne prendra ta place ....Ne pars pas, reste avec moi...


****




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:: Les commentaires des internautes

bonjour danie
Posté par roger le 29.05.2008
je passe te souhaiter une tres bonne journée.ici c est sous la pluie,et les premiers coups de tonnere viennent de commencer,gros bisous
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Coucou Roger !
Posté par danidouce le 29.05.2008
Aujourd'hui je suis en retard pour venir te dire bonjour ! le Tonnerre s'en est donc allé chez toi ! drôle de temps cette année , je te souhaite une très belle fin de journée
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