MES POEMES ET PENSEES
Posté le 15.07.2008 par lom2stjean
Violence conjugale (thème d'un concours)
Elle est Belle, elle est grande mince et distinguée
De surcroit elle est blonde, porte lunettes noires
Elle travaille au dehors, s'en va tous les matins
Dans sa voiture neuve, objet de convoitise
De Martine qui la guette derrière sa fenêtre
Tout en beurrant le pain, de ses charmants bambins ....
Martine reste pensive, la tartine à la main,
Être femme libérée, Être une femme enviée ....
Pourquoi elle et pas moi ? elle se sent étriquée
Coincée dans sa routine , sa place elle voudrait
Son mari, quelle classe ! c'est le Prince Charmant.
Il parle tendrement, et l'inonde de fleurs....
Elle arrive au bureau, sort de sa belle auto,
Monte dans l'ascenseur, garde ses lunettes noires
Répond d'un signe de tête au bonjour du coursier
Distante, inaccessible se tourne vers le mur...
Puis, seule dans son bureau, elle ôte ses lunettes
Le reflet du miroir la renvoie à la scène
Qu'elle voudrait oublier, trop souvent répétée
Des reproches d'abord, des insultes ensuite..
Elle ne répondra pas, car elle connait la suite ....
Elle essaie d'apaiser le fauve qui se réveille
Les flammes de ses yeux, annoncent la fureur
Il se jette sur elle, les coups de poings affluent
Mêlés aux coups de pieds, puis à des mots ignobles
Elle ne veut pas crier, les enfants sont couchés
Elle ne sent plus les coups, elle n'entend plus les mots
Elle est là, allongée jolie poupée brisée
Alors dans une pulsion il l'a prend sauvagement
Puis tourne les talons pour aller se coucher
Sa colère est tombée, il passe sa main sous l'eau
Elle est endolorie a-t-il frappé si fort ?
Elle, se relèvera, soignera ses blessures
Elle ira se coucher près du monstre endormi
La nuit seule entendra ses sanglots étouffés
Puis elle se lèvera dans le petit matin
Il viendra l'embrasser, implorer son pardon ...
Il versera des larmes, en voyant les dégâts
Jurant qu'au grand jamais il recommencera
Et comme chaque fois, il offrira des fleurs
Devant son désespoir, elle lui pardonnera...
Derrière ses lunettes noires, restera bien caché
Le douloureux secret d'un soir comme les autres ......
Martine reste pensive, la tartine à la main,
Être femme libérée, Être une femme enviée ....
Pourquoi elle et pas moi ?
Danidouce
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Posté le 11.07.2008 par lom2stjean
La vie a ses secrets, où nul ne doit entrer
sans y être invité
Mauvais père lui dit-on ...
Il marchait en sifflant, paraissait insouciant,
Lançant à la volée des boutades joyeuses,
Ses rêves l'emportaient bien au-delà de tout
Il s'y laissait glisser, se laissait emporter ...
Un jour il serait grand, on parlerait de lui..
On lui dirait "Monsieur" il serait président !
Ses filles seraient actrices, pianistes ou guitaristes
C'est hors du commun qu'il voyait leur destin
Mauvais père lui dit-on ...
Rêveur Ô quelle chance, qui d'autre rêve encore
Il s'invente une vie, il espère en demain
Il ne veut pas penser, revenir en arrière
Il veut sauter le pas, oublier ce jour là
Où tout petit garçon cette brute l'allongea
Et lui prit sa candeur et tua son enfance
Il n'en reparla pas, gardant ce lourd secret
Secret trop lourd peut-être, car il me le confia
Par une journée sans rêve, il mit enfin à nu
La lourdeur de son cœur, il eut besoin de dire .....
Mauvais père lui dit-on....
Qui pense le connaitre, et à droit de juger ?
Il reprit son enfance qu'on lui avait volé
La garda jalousement dans ses rêves secrets
Oublia d'être père pour rester un enfant.
La vie a ses secrets où nul ne doit entrer
Sans y être invité ....
Posté le 03.07.2008 par lom2stjean
[b] Il flotte dans les airs, au dessus de son corps,
Un bien être infini peu à peu l'envahit
Son enveloppe charnelle est là, posée en bas,
Au seuil de la mort, il n'a qu'un pas à faire...
Laissez-le, laissez-le ,Il ne reviendra pas !
Ne vous agitez plus et faites comme il veut...
Il se sent aspiré dans un monde de lumière
Où les lois de la vie n'existent plus.
Il peut se déplacer et lire dans les pensées.
La-bas des silouhettes blanches, une douce musique
Les bras s'ouvrent , non il ne fait pas froid,
Il fait bon, il fait mieux il ne voit plus derrière...
Il entre comme un flocon léger et apaisé
Des visages connus et des voix familières
Des visages sans visage et des voix sans timbre
Il est dans l'au-delà, une autre vie commence
Une vie sans tourments, sans haine et sans mensonges
Il n'a pas de regrets, il est bien maintenant.
Danidouce[/b]
Posté le 24.06.2008 par lom2stjean
Les Portes du Ciel
Ce poème est né aujourd'hui, à la suite d'une visite dans une maison de retraite qui organisait une fête pour les pensionnaires et leur famille ....
La tête un peu penchée, les mains sur leurs genoux, ils regardent le vide
Leurs yeux sont sans lueur, tournés vers leur hier, et emplis de tristresse
Pensent-ils à demain , ou est-ce en chaque jour qu'ils osent espérer
Voir la porte d'entrée ouvrir ses battants pour laisser apparaître
Les visages aimés, celui de leurs enfants et des petit-enfants ...
La fête tonne , résonne aujourd'hui aux Portes du Ciel ,
Musique, Chanteuse , accordéon sangria et paella...
Les Portes du Ciel sont en fête ....
Les enfants sont venus près de leurs vieux parents
Dont les yeux sont ailleurs ... les yeux ne parlent pas ...
A qui ne comprend pas, pourtant ils savent dire ...
Les tables se remplissent, et les assiettes aussi
Les têtes blanches se penchent, leur bouche s'entrouvre
Comme celle du nourrisson qui s'apprête à téter
Leurs machoires s'activent ultime sursaut de vie
Je suis là et j'observe, je regarde vers ma gauche
La vieille dame assise dans son fauteuil roulant
Près d'elle pas de famille, pas de petits enfants
La chanteuse entonne "Mon amant de st Jean"
La vieille dame pleure, tête baissée, doucement ....
A quoi à qui pense-t-elle ? quels souvenirs fait naître
Cette ritournelle , pour qui pourquoi ces larmes ?
Est-ce pour son bel amour, est-ce pour son fol amant
Elle sent son coeur usé, battre un peu moins doucement,
Elle sent ce doux frisson qu'elle avait oublié l'envahir peu à peu
Elle ferme alors les yeux, elle oublie aujourd'hui
Elle retourne à hier, elle est jeune elle est belle
Elle l'entend murmurer les mots qu'elle aime tant !
Elle sent son souffle chaud au creux de son oreille
Et sa main caresser avec amour sa peau
Ils dansent amoureux, et la chanson est belle
Mon amant de Saint Jean laissera son empreinte
Au nid de ses pensées , au nid des souvenirs
Ils s'éloignent enlacés, la soulevant de terre
Il l''emporte dans ses bras, la dépose sur l'herbe
Et la nuit qui descend, se fera le témoin
D'une fleur qui se donne pour la première fois.
La musique s'arrête, elle ouvre ses paupières
Puis elle se souvient, qu'elle n'est plus à hier
Son amant de St-jean dort depuis longtemps
Elle sourit malgré tout, car elle sait que ce soir
Elle se fera jolie , s'allongera sans bruit et la nuit leur amie
Lui fermera les yeux et puis l'emportera
Et les réunira pour l'éternité au creux du même lit .
Danidouce
Posté le 20.06.2008 par lom2stjean
Anges Blancs
Ces choses là n'arrivent pas qu'aux autres
La maladie ne choisit pas la porte
Où elle ira sonner, ce fut donc à ma porte ....
Elle était là, je ne le savais pas, sournoise
Et silencieuse elle épiait depuis longtemps déjà
Elle attendait son heure , nichant au fond de moi...
Son entrée dans la scène fut des plus fracassantes !
Soudain elle apparut ! voulant me posséder, anéantie j'étais ...
Formalités, recherches, examens en tout genre
Tu fus identifiée... je connaissais ton nom
Il me fallait me battre, et je me suis battue ...
A mes côtés des anges blancs pour me tenir la main
L'une s'appelait Odile, rousse , toute en douceur, toute en rondeurs
L'autre c'était Emma, grande fille tellement confiante en ma destinée
Les Rayons de Lumières qui éclairaient mon lit...
C'étaient elles... grâce à elles je suis là...
Si aujourd'hui j'écris ce passage si lointain de ma vie
C'est pour rendre un hommage à toutes ces dames en blanc
Car tout à l'heure j'ai lu le billet d'un poète,
Poétesse infirmière qu'on appelle Loukristie
A qui à travers Odile et Emma je dis aussi merci ....
Danidouce
Posté le 17.06.2008 par lom2stjean
Le Chevalier Masqué
Il est beau, il est grand, du moins leur semble-t-il ....
Il écrit sous un pseudo bizarre qui les font fantasmer
Des mots d'amour à une belle inventée ...
Au prénom d'une reine lointaine presque oubliée ,
Elles se pament , imaginent le Chevalier Masqué,
Assis sous l'olivier, un genou replié,
Les yeux levés au ciel , cherchant l'inspiration ...
Une mèche rebelle lui tombant sur le front.
Lui se prend a ce jeu, les commentaires fusent
De ces belles allanguies toute prêtes à succomber,
Ô ! le pouvoir des mots, la magie de la plume ...
Emporte dans leurs rêves les fleurs en mal d'amour
Elles s'endorment le soir, auprès de leur mari
Qui ne se doute pas, de leur tendre secret
Telles des midinettes elles rêvent à celui
Qui se cache derrière le Chevalier Masqué
Mais c'est dans sa cuisine, et sur sa table grasse,
Grasse comme ses cheveux, qu'il fabrique ses rimes
Qu'il invente sa princesse sa muse, son amour
Que d'autres femmes envient car elles ne sont pas elle.
Lui, se prend à ce rêve c'est si bon d'être aimé ...
Il existe, il est là... beau chevalier masqué ...
Le dernier mot posé, sur son papier jauni
Il ira se coucher, seul avec son chien
Rêvera de sa reine, sentira son parfum
Trouvera d'autres rimes, pour charmer, pour séduire
Il attendra demain pour demander
Le P.C qu'il n'a pas, à son gentil voisin
Ô le pouvoir des mots, la magie de la plume...
Belles, frissonnez de désir, le Chevalier Masqué s'endort ...
Danidouce
Posté le 10.06.2008 par lom2stjean
Dans le silence de la nuit, légères et veloutées,
De tendres notes s'envolent d'un piano enchanté
Berceuse errante, sans doute
Venue sécher les larmes.
Attardées au bord de ses paupières closes,
Le chagrin étreint son coeur,
elle croit en cette nuit si douce ...
Son amour, son bel amour s'en est allé.
Dans son sommeil si léger, sa main cherche sa main
Et ne la trouve pas.
Nuit, vas le chercher, et dis lui son amour !
Dis lui combien son âme est triste!
Dis lui que son ciel est gris et qu'il pleure !
Douces notes, tendre berceuse venue
Pour guerir son coeur meurtri
Ouvre ton tapis de velours
Pour adoucir ses sanglots lourds.
Sinon, dans un ballet, illuminées d'étoiles,
Les Fées de l'amour mettront à nu son coeur,
Lui faisant oublier l'amour qui l'a blessée.
Danidouce pour Katy_Ann
Posté le 06.06.2008 par lom2stjean
Feutrées et silencieuses sont les heures qui défilent
Chaque jour, chaque instant me ramène vers toi
Et souvent, quand j'y pense, me vient cette question...
Pourquoi toi, pourquoi moi, et pourquoi ce jour là
Etions nous tous les deux sur le même chemin ?
Tu ne m'as pas parlé, ton regard suffisait ...
Mon coeur parlait si fort, je voulais le faire taire ,
De peur que tu n'entendes, les mots qu'il me criait !
Aimes-le, chéris le, Gardes-le ,
C'est lui qui t'aimera le restant de ta vie,
Alors j'ai écouté et je t'ai pris la main,
Tel un aimant, l'amour a fait le reste.
Cela fait bien des ans, cela fait bien longtemps,
Le temps ne détruit rien, il transforme c'est tout ...
A force de patience, et à force d'amour,
Quarante ans de mariage, vont tinter ... carillonner....
Et pour la première fois, vers des Iles lointaines
Allons nous envoler pour fêter notre amour
Le temps ne détruit rien, il transforme c'est tout ...
Danidouce
Posté le 18.05.2008 par lom2stjean
Lorsque ce jour viendra, non, ne pleure pas...
Je ne serai pas morte, je serai là
Devenue vents pour souffler dans le ciel
Je serai la lumière de juillet dans les blés
Je serai l'éclat de la citrine sur la neige de janvier
Je deviendrai l'oiseau posé sur le bord de la fenêtre,
Pour être tout près de toi, chaque matin à ton réveil
Je serai une étoile dans le ciel, je brillerai de mille feux
Pour te chauffer le cœur,
Non, ne pleure pas ...
J'apprendrai à la brise à sécher tes larmes...
Tu lèveras les yeux vers les étoiles
Et tu verras, je serai là ...
Danidouce[SIZE=7]
Posté le 16.05.2008 par lom2stjean
Où es-tu aujourd'hui , toi que je n'ai su aimer
Qu'as-tu fait de tes jours, qu'as-tu fait de ta vie
Tu m'as tant adorée as-tu trouvé l'oubli ?
Auprès de quelle princesse as-tu séché tes pleurs
De quelle bouche, de quelle voix sont venus
Les rires et les mots que je n'ai su te dire ...
Je n'avais pas vingt ans, tu avais guère plus,
Nous croyions que l'amour rimait avec toujours
Mais c'était sans compter qu'un jour je croiserai
Le regard de celui qui me fit t'oublier, qui me fit chavirer.
As-tu su pardonner à la petite fille qui t'a fait tant de mal
Au plus profond de moi, quelque chose me dit
Que la vie fait ses choix ....
Je n'étais pas son choix ..
De tout mon être j'espère qu'elle a su te donner
Celle dont tu rêvais la femme de ta vie
Celle pour qui tu oublies tout ce qui n'est pas elle.
Si tu me lis un jour, tu te reconnaitras
Danidouce